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Maison d acceuil specialiseD'après un nouveau rapport de l'Open Society Foundations qui détaille le rôle que doit jouer la Commission européenne pour garantir que les États membres ne dépensent pas des Fonds structurels de l'UE pour isoler les personnes handicapées dans des structures de long séjour.

Le rapport Community not confinement the role of the european union in promotion and protection the right of people withdisabilities to live in the community (Communauté et pas isolement : le rôle de l'Union européenne dans la promotion et la protection du droit des personnes handicapées à vivre dans des collectivités), avertit que bien que les États membres aient convenu de s'écarter des soins institutionnalisés, certains continuent à investir dans des structures insatisfaisantes, plutôt que de promouvoir la vie en collectivités.

« Les lois et procédures régissant les Fonds structurels peuvent être compliquées, mais la réalité est simple », a déclaré Judith K lein, directrice de l'Initiative sur la santé mentale des Open Society Foundations. « Ces investissements doivent protéger le droit de chaque citoyen de l'UE à vivre dans des collectivités ».

Le rapport recommande que la Commission européenne prenne plusieurs mesures en compte 

Pour certains, ils violent la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH). C'est donc du devoir de la Commission européenne de garantir les droits des citoyens européens handicapés et le bien-fondé des investissements de l'UE.

Le rapport recommande que la Commission prenne plusieurs mesures, dont notamment les suivantes : fournir aux États membres des orientations claires pour que les projets auxquels ont été octroyés des Fonds structurels soient conformes à la CDPH, vérifier que ces travaux s'alignent avec la CDPH et promeuvent la vie autonome ; financer les groupes de la société civile pour qu'ils surveillent indépendamment les investissements des États membres et informent la Commission des résultats.

Daciana SARBU : « Il nous reste un combat difficile à mener  »

« Il nous reste un combat difficile à mener pour aider les personnes handicapées à intégrer et à faire respecter leur droit à la vie autonome », déclare Daciana SARBU, membre du Groupe de l'Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen. Je suis déterminée à poursuivre notre collaboration avec nos partenaires sociaux pour soutenir des projets facilitant la transition des soins institutionnalisés vers les soins communautaires. En Roumanie, nous avons déjà mis en place une coopération fructueuse avec le ministère du Travail, et j'espère que nous pourrons continuer ce travail dans toute l'Europe ».

Un événement organisé aujourd'hui au Parlement européen et parrainé par la députée européenne SARBU a accompagné la publication du rapport. Y participèrent des défenseurs vivant avec un handicap et originaires de divers pays européens ainsi que des représentants du Bureau du Haut Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU. Espérons que les mesures de ce rapport soient mises en oeuvre afin que les politiques de handicap ne soient pas reléguées au second plan.

La Rédaction / Avec AFP

Une personne agee dans une maison de retraite en FranceUn infirmier de 24 ans a été condamné mercredi à neuf ans de prison pour le viol de 27 patients âgés, dont une personne centenaire, a indiqué l'agence de presse finlandaise STT. STT a rapporté que les victimes, résidant dans une maison de retraite médicalisée dont la localisation a été gardée secrète, avaient de 74 à 100 ans.

Plusieurs centaines de personnes en situation de handicap ont defile en BelgiquesPrès de quatre cent personnes handicapées issues d'une vingtaine de pays européens, accompagnées de leur assistants personnels, ont manifesté mercredi à Bruxelles pour réclamer le droit de mener une existence "autonome", loin des institutions spécialisées qui les "isolent" du reste de la société.

« Ce que nous voulons ? La liberté. Ce dont nous avons besoin ? De l'assistance », ont scandé sous les fenêtres de la Commission et du Parlement européens les manifestants, qui avaient répondu à l'appel du Réseau européen pour la vie autonome (Enil).

Baptisée "marche des libertés", la manifestation a lieu tous les deux ans, mais c'est la première fois qu'elle se déroulait dans la capitale européenne.

« Je suis une femme, une maman de deux enfants et j'ai le droit de vivre comme n'importe qui », a déclaré à l'AFP Corinne LASSOIE, une Belge de 52 ans qui défilait en fauteuil électrique, sous le soleil.

Mathilde FUCHS : « Les personnes handicapées doivent être des citoyens à part entière et pouvoir vivre selon leurs propres aspirations »

Très dépendante depuis un accouchement catastrophique survenu alors qu'elle avait 24 ans, pratiquement aveugle, Mme LASSOIE réclame un "changement de mentalité" et des moyens financiers pour que « les personnes en situation de handicap vivent au sein d'une société plus inclusive et non dans des institutions qui les isolent ».

« Les personnes handicapées doivent être des citoyens à part entière et pouvoir vivre selon leurs propres aspirations », abonde Mathilde FUCHS, venue de Rennes, dans l'ouest de la France. Cette jeune femme de 32 ans, qui se déplace également en fauteuil roulant, a « étudié l'électronique », mais « personne ne (l')a engagée » », regrette-elle.

Des manifestants venus de diffrents pays pour manifester avec eux

« C'est un combat permanent pour essayer de vivre normalement, les choses banales demandent beaucoup d'énergie », confie Sidney BOZEC, un Bordelais de 28 ans, qui bénéficie d'un soutien financier de l'Etat français pour que six assistants puissent se relayer afin d'assurer une présence 24 heures sur 24 à ses côtés. Mais il se dit "inquiet" que ces aides diminuent.

« Personne ne doit vivre dans une institution. Les personnes handicapées doivent pouvoir vivre en famille, mais pour cela il faut des moyens », résume la présidente du réseau Enil, Jamie BOLLING, en se réjouissant de la présence de manifestants venus notamment du Bélarus, de Bulgarie, d'Allemagne, de France ou encore d'Espagne.

La Rédaction / Avec AFP

Un enfant atteint contamine par le virus de la polioDisparu du continent européen depuis cinq ans, ou le dernier enregistré date de 2010. L'OMS a confirmé dans un communiqué la contamination de deux cas de polio chez des enfants en bas âge en Ukraine. C'est deux enfants de quatre ans et de dix mois originaires de la région de la Transcarpatie située dans le sud-ouest de l'Ukraine, est frontalière de la Roumanie, de la Hongrie, de la Slovaquie et de la Pologne, ont vu l'apparition de la paralysie caractéristique de la maladie apparaître le 30 juin et le 7 juillet dernier.

Expérience de conduite dans le circuit de Jarama, organisé par la ONCE en EspagneC'est une grande première en Espagne. Une soixantaine d'aveugles et malvoyants se sont risqués jeudi à conduire des voitures sur un ancien circuit de Formule 1 près de Madrid. Organisée par la ONCE, les personnes souffrant d'une déficience visuelle étaient accompagnées d'un guide afin de réaliser en moyenne deux tours de piste pour chacun d'entre-eux. Une expérience inédite en son genre qui pourrait voir le jour en France.

La mere de Vincent LAMBERT a la CEDH au cote de l un de ces avocatsPoussé certainement par des Sénateurs, n'arrivent pas à s'entendre eux même sur le futur projet de loi sur la fin de vie qui sera étudié en deuxième lecture prochaine a l'Assemblée nationale. Les parents LAMBERT à travers leurs avocats ont annoncé avoir déposé une demande en révision de la décision de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) qui avait validé l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation du tétraplégique. Une démarche qui selon les spécialistes de la CEDH si elle existe, a toutefois peu de chances d'aboutir.

Annonce du_verdict_de_la_Cour_europeenne_des_droits_de_l_hommeSe donc plusieurs années de combat idéologique et familial qui ont pris fin aujourd'hui avec la décision de la Cour européenne des droits de l'homme, autorisant l'arrêt sans recours possible de l'alimentation artificielle de Vincent LAMBERT âgé de 38 ans. Une décision adoptée à 12 voix contre 5, les juges de la Grande Chambre de la Cour, estimant qu'il « n'y aurait pas violation » de la convention européenne des droits de l'Homme. Victime d'un accident de la route en 2008, Vincent LAMBERT est actuellement hospitalisé dans une unité de soins palliatifs au CHU de Reims.