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Un orthophoniste dans cabinet medicale avec un enfant souffrant de dylexiePar un communiqué de presse publié ce jour, l'Université de Lille 2 assure que « les étudiants inscrits pour l'année 2013-2014 en vue de la préparation des études d'orthophonie, le sont bien pour cinq années en vue de l'obtention finale d'un master ». La Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO) se réjouit de ce changement de position.

En effet, depuis le 9 juillet dernier et la décision des instances de l'Université de Lille de ne pas proposer l'application de la réforme, la FNO, aux côtés des autres composantes de la profession et des étudiants, a œuvré sans relâche pour obtenir une rentrée universitaire conforme à la décision gouvernementale.

La FNO restera toutefois attentive à la situation de l'ensemble des centres de formation, et veillera à ce que tous les moyens nécessaires (pédagogiques logistiques et financiers) soient attribués aux Universités pour assurer une formation de qualité sur cinq années.

Rappelons l'importance de cette profession et de sa formation au vu notamment de ses praticiens paramédicaux, thérapeute des troubles de la communication liés à la voix. Dans les grandes lignes, les champs d'activité de l'orthophoniste sont les rééducations des troubles et pathologies : de la voix (ex : aphonie...), de la parole et du langage (ex : troubles d'articulation, bégaiements...), du langage écrit (ex : dyslexie, dysorthographie...). Une profession officiellement reconnue en 1964.

La Rédaction

Conférence de présentation de la réussite éducative au ministère de l'éducation nationale au micro la Ministre Marie-Georges LangevinLa loi de refondation de l'école de la République, adoptée en juillet dernier, affirme le principe d'une "école inclusive" ce qui implique l'adaptation de l'école aux besoins spécifiques de tous les élèves, notamment ceux qui sont en situation de handicap.

Un principe que le gouvernement a annoncé vouloir concrétiser dès cette rentrée 2013 le 23 aout dernier dans le cadre d'une conférence de presse.

Les précédents gouvernements n'ont jamais eu la volonté politique de professionnaliser les personnels qui accompagnent les élèves en situation de handicap. Toutes ces années, ces personnels en CDD ont exercé leur mission durant 6 ans et n'a pu rester dans leur fonction au-delà ce qui représente un vrai gâchis tant pour les intéressés que pour l'institution scolaire.

Aujourd'hui, le gouvernement, par la voix de son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a décidé de pérenniser dans leur emploi les assistants d'éducation qui interviennent comme auxiliaire de vie scolaire soit 28 000 personnes et de faire reconnaître leur expérience professionnelle pour exercer un métier enfin reconnu. Cette avancée sociale majeure sera mise en oeuvre dès la rentrée 2014.

En attendant que cette grande mesure soit effective ce qui nécessite une disposition législative, les contrats des 2 800 assistants d'éducation-auxiliaire de vie scolaire arrivant au terme des 6 années sont reconduits en contrat à durée déterminée.

Cette mesure était attendue depuis de nombreuses années par les intéressés eux-mêmes et par les associations de parents d'enfants en situation de handicap. De plus, dès la rentrée 2013, 8 000 personnes en contrat aidé viendront conforter les besoins d'accompagnement des élèves en situation de handicap.

Un plan de formation sera établi afin que ces personnels puissent s'adapter rapidement à l'emploi proposé, mais aussi qu'ils puissent à terme, s'engager dans la filière des métiers de l'accompagnement des personnes en manque d'autonomie.

Tous les personnels nouvellement recrutés, quel que soit leur statut, occupant les fonctions d'AVS, recevront une formation dès leur prise de fonction, sur la base des référentiels d'activités et de compétences rénovés et dans le cadre d'une filière professionnelle identifiée.

Les possibilités d'accompagnement au-delà du temps scolaire restent un objectif à atteindre. Ainsi tous les dispositifs favorisant une mutualisation des moyens disponibles doivent être, à terme, étudiés.

Une réflexion que va s'engager, notamment avec les collectivités locales, afin d'imaginer une organisation territoriale, souple et efficace, qui permettrait l'accès aux accompagnantes des élèves en situation de handicap qui le souhaitent, d'intervenir en dehors du temps scolaire auprès de jeunes en situation de handicap, dont le besoin aurait été reconnu.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Ludovic de Jesus-SylvestreAprès avoir travaillé une vingtaine d’années comme maçon-coffreur, Ludovic de Jésus-Sylvestre est atteint d’une hernie discale. Situation qui l’empêche de se baisser ou de porter des charges lourdes. En 2010, Ludovic est licencié à l’âge de 36 ans, pour inaptitude et reconnu travailleur handicapé. Conseillé et accompagné par Cap emploi et soutenu par l’Agefip il a aujourd’hui en 2013 réussie cette réinsertion professionnelle, un parcours présenté dans le N° 23 du web magazine de l’Agefip. Un homme qui affirme, « c’est être vraiment indépendant et ne plus avoir à solliciter mon patron ».

Vincent Peillon au Sénat le 20 juin 2013 répondant lors des questions au gouvernement sur la rentrée scolaire 2013Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon a annoncé jeudi au Sénat "8.000 postes à la rentrée pour accompagner les enfants en situation de handicap". "En 2005, la loi Fillon a prévu une école inclusive (scolarisant les enfants handicapés). Entre 2010 et 2012, le nombre d'aides pour les enfants en situation de handicap est tombé de 20.000 à 5.000", a dit le ministre, lors de la séance des questions d'actualité. "8.000 postes seront consacrés à nouveau à la rentrée pour accompagner les enfants en situation de handicap. Il y a les discours et il y a les actes", a-t-il déclaré, en réponse à une question sur la rentrée scolaire de Françoise Cartron (PS, Gironde).

La rue de Grenelle avait déjà annoncé mardi le recrutement d'environ 10.000 personnes à la rentrée scolaire pour l'aide "administrative et éducative" des directeurs d'école. Les 8.000 postes pour l'accompagnement des élèves handicapés s'inscrivent dans une volonté affirmée dans la nouvelle loi d'avoir une école "bienveillante, accueillante et inclusive", selon le ministère. Ces contrats aidés seront "recrutés rapidement, mais tout le monde ne sera pas recruté au 1er septembre", a précisé le ministère à l'AFP. "L'objectif, c'est de satisfaire la totalité des demandes et des prescriptions de la part des MDPH" (maisons départementales des personnes handicapées). Les 8.000 contrats correspondent "à notre estimation la plus précise à date. Si évidemment il y a un besoin supérieur, il sera pourvu", a ajouté le ministère, qui prévoit un "effort particulier en matière de formation de ces personnels". On essayera de concentrer la formation dès le début".

Efficacité discutée et effet d'annonce !!!

Pour la rentrée scolaire 2013-2014, les nouveaux recrutements devront être «prévus dès début juillet, avec une date d'embauche qui intervienne si possible en septembre» est-il précisé dans une autre circulaire. Il est précisé que «la date d'embauche pourra être avancée si des actions de formation sont prévues au cours de l'été ou pour assurer la continuité pour les AVS en charge de l'accompagnement des élèves handicapés». Utilisés depuis 30 ans par tous les gouvernements, l'efficacité des contrats aidés est régulièrement discutée.

La Rédaction

La mission Handicap de la Caisse d'Epargne de Bourgogne Franche Comte renouvelle ses engagements avec le Groupe ECS de DijonPour la seconde fois, le Groupe ESC Dijon-Bourgogne et la Caisse d'Épargne de Bourgogne Franche-Comté renouvellent leur partenariat en faveur de la formation et de l'insertion professionnelle des étudiants handicapés. Objectif de cette convention signé ce 18 juin 2013, par Stéphan Bourcieu, Directeur du Groupe ESC Dijon-Bourgogne,et Blandine Jamin, Membre du Directoire de la Caisse d'Épargne de Bourgogne Franche-Comté (CEBFC) pouruivre le partenariat commencé il y a trois ans.

Une histoire qui debute en 2009 avec la création d'une mission handicap en 2009, par le Groupe ESC Dijon-Bourgogne, et qui vise à favoriser la formation et l'insertion professionnelle des étudiants en situation de handicap. La banque, entreprise sociétalement responsable aux valeurs historiques fortes, est très impliquée sur le sujet du handicap depuis de nombreuses années. Elle subventionne ainsi l'école à hauteur de 6 000 € pour l'année 2013.

Un partenariat toujours plus concret

Dans le cadre de ce partenariat renouvelé pour un an, la CEBFC attribue au Groupe ESC Dijon-Bourgogne une subvention de 6 000 € pour l'année 2013. Une partie de cette participation doit permettre le financement de matériel spécifique et la mise en place d'une opération de sensibilisation au handicap lors de la semaine pour l'emploi des personnes handicapées.

L'autre partie de cette contribution est octroyée par le biais de quatre bourses d'études à des étudiants en situation de handicap.

ESC Dijon et CEBFC des valeurs partagées

L'objectif majeur de la Mission Handicap du Groupe ESC Dijon-Bourgogne est de répondre aux besoins de recrutement des entreprises, qui malgré leur volonté sont aujourd'hui confrontées à une pénurie de talents, tout en facilitant l'accès des personnes en situation de handicap à l'enseignement supérieur et leur permettre de renforcer leur employabilité. C'est pourquoi les actions portent sur l'accès à la formation, l'accompagnement des étudiants, leur insertion professionnelle, et la sensibilisation des futurs managers à ces problématiques.

En tout cela l'École est en phase avec la CEBFC. Initié, en 2006 au niveau national, l'accord collectif en faveur de l'emploi des personnes handicapées signé par le Groupe Caisse d'Épargne a été reconduit pour 2009-2013 afin de renforcer les résultats déjà obtenus.

Dans le cadre du deuxième accord de branche, la CEBFC s'est engagée à atteindre un taux d'emploi de personnes en situation de handicap de 4.5% d'ici fin 2013. Cet accord se décline en actions concrètes, au bénéfice des salariés en situation de handicap. Elles permettent de porter, auprès des collaborateurs et managers, un autre regard sur le handicap. Elles contribuent, également, à l'amélioration des conditions d'accueil des clients handicapés au sein des agences de la CEBFC.

Stéphane LAGOUTIERE

Un enfant auprès d'une assistance de vie scolaire dans une école de la région parisienne (Archive 2012 Illustration)Le Sénat a donc voté le 25 mai dernier le projet de la loi de programmation et d'orientation pour la refondation de l'école de la république par 176 voix contre 171 obtenu sans effort en échange de quelque concession du gouvernement notamment à l'égard du handicap à l'école. La Fédération des APAJH salue un texte en beaucoup de points conformes aux débats et propositions qu'elle a formulés tout au long des ateliers préparatoires à ce texte.

L'association, qui exprime dans un communiqué sa satisfaction au sujet de cette loi qui vise à donner à l'école une nouvelle orientation, promet l'école inclusive, l'égalité des chances et l'équité des territoires. Individualisation de la réponse aux besoins de tous les élèves rencontrant des difficultés. La suppression de l'article 4 ter, et la mise en œuvre d'une formation des enseignants et développement d'une véritable logique de parcours des jeunes en situation de handicap grâce à la collaboration avec le médico-social, sont autant d'avancées positives dans le domaine du handicap, et pour l'ensemble des élèves.

L'APAJH, qui revendique sa position de première association « tout handicap » militant depuis plusieurs années pour le droit commun en faveur des élèves en situation de handicap, se félicite que l'inclusion soit à présent inscrite dans la loi. Pour Jean-Louis Garcia, président de la Fédération des APAJH, « le fait que l'inclusion soit une réponse à toutes les formes d'exclusion s'impose comme une réelle avancée en ce sens où le handicap n'est plus catégorisé. Avec ce concept, c'est à la société de s'adapter aux besoins particuliers des citoyens et non l'inverse. L'inclusion s'applique ainsi bien au-delà du handicap et illustre de façon particulièrement efficace notre ligne directrice, selon laquelle ce qui est utile au handicap est utile à la société tout entière ».

La liberté de choix des parents maintenue

La fédération qui se félicite tout particulièrement de la suppression par le Sénat de l'article 4 ter touchant aux modalités d'orientation des élèves en situation de handicap. Ce texte, s'il avait été maintenu, aurait permis au personnel enseignant de proposer à la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) un changement d'orientation de l'élève en situation de handicap, sans accord des parents, simplement après avoir recueilli leur avis ou celui du représentant légal. Il aurait été contraire à l'article 19 de la loi du 11 février 2005, et aurait privé les familles, déjà confrontées à un véritable « parcours du combattant », de leur pouvoir de décision.

Un rapprochement bénéfique le médico-social

L'adoption d'un amendement de la sénatrice CAMPION quant au développement des collaborations avec le secteur médico-social constitue aussi un progrès réel.Un tel rapprochement avec le médico-social permet en effet de proposer aux élèves une scolarisation « sur-mesure », adaptée à leurs besoins,facilitant le développement d'une logique de parcours.

L'APAJH est tout particulièrement engagée dans ce domaine puisqu'une conventionest en cours de finalisation avec le Ministère de l'Éducation nationale. Elle vise la coopération des salariés de la Fédération afin d'aider la communauté éducative à mieux appréhender les difficultés au handicap lors de premières scolarisations. Concernantla formation, l'APAJH salue la place nouvelle faite au handicap dans le cadre des écoles supérieures du professorat et de l'éducation et de la formation aux outils numériques.

En conclusion pour le président Jean-Louis Garcia, l'association veillera au respect des différentes dispositions et restera vigilante concernant la publication des différents décrets d'application.

Néanmoins, des progrès restent à faire. L'APAJH qui souhaite ainsi que soient étudiés l'amélioration de l'évaluation des besoins (le GEVA-sco qui peut constituer un levier), le rappel du rôle de l'équipe pluridisciplinaire dans l'élaboration du Projet personnalisé de scolarisation (PPS) ou encore le recentrage des missions de l'enseignant référent dans la mise en œuvre et le suivi de ce Projet personnalisé de scolarisation.

Un vote obtenu en échange de recul du gouvernement

Une fois n'est pas coutume, le texte voté dans la nuit du 24 au 25 mai a été entériné sans l'apport d'aucun sénateur de droite, par 176 voix contre 171. Les socialistes et les écologistes de la majorité gouvernementale ont bien sûr voté pour, ainsi que le La cour interieur du lycée du Parc, à Lyon © Jean-Philippe Ksiazek. AFPgroupe "Rassemblement démocratique et social européen" (RDSE) dominé par les radicaux de gauche et par le groupe "Communiste Républicain et Cityen" (CRC). Pour emporter les suffrages de ces derniers, dont les vingt élus auraient pu faire échec à la majorité, le gouvernement s'est résolu à retirer certains de ses amendements, avec la bénédiction des sénateurs PS, de la rapporteuse du projet de réforme, Françoise Cartron, et de la présidente écolo de la commission de la Culture, Marie-Christine Blandin.

Entre autres principes ou dispositions dont une partie pourrait entrer en vigueur sur simple décret ou circulaire ministérielle, la haute assemblée s'est aussi prononcée pour l'assouplissement de l'accès aux langues régionales, l'introduction d'une éducation aux questions environnementales, des mesures concernant la scolarisation des enfants handicapés. Pour ce qui est de la définition des missions premières de l'École, les sénateurs ont franchement réécrit l'article 3 du projet de loi, qui affirme désormais les principes de mixité sociale, de coopération entre les élèves et reconnaît à chacun le droit non seulement d'apprendre, mais d'être considéré comme "capable d'apprendre".

Stéphane LAGOUTIÉRE

Des élèves d'un lycées parisien lors de l'examen du baccalauréat en 2012Le président de la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France, M. Vincent Michel, a été reçu hier 20 mai, par le Directeur Général de l'enseignement scolaire et par le Conseiller du Ministre, à la demande expresse de M. Vincent Peillon. « Le Ministre ayant répondu très favorablement à la campagne de presse que nous avons menée concernant la prise en compte des élèves handicapés dans le calendrier des épreuves du baccalauréat 2013.

« Le Ministre a répondu très favorablement à la campagne de presse que nous avons mené concernant la prise en compte des élèves handicapés dans le calendrier des épreuves du baccalauréat 2013. La demande de la FAF a été satisfaite et des aménagements aux calendriers des épreuves du baccalauréat de cette année ont été apportés :une demi-journée supplémentaire sera accordée le samedi 22 juin au matin pour alléger la journée du 20 juin. », précise Vincent Michel.

Autre victoire : à partir de 2014, le Ministre s'est engagé à ce que l'ensemble des épreuves de tous les examens nationaux organisés par l'Education Nationale soit programmé en tenant compte de la situation des élèves handicapés. Il est prévu notamment qu'en aucun cas l'ensemble des élèves puissent composer plus de 8 heures dans la même journée. Vincent Michel se réjouit de cette véritable avancée dans la prise en compte du handicap des élèves et de leurs problématiques par l'Ecole publique. Cet engagement ne sera que bénéfique pour la mission d'inclusion de l'Education Nationale. Michel VINCENT qui remercie les quelques médias comme votre journal France Handicap Info « qui ont relayé notre indignation et fait état de ce dysfonctionnement profondément injuste à l'égard des élèves handicapés », precise t-il.

La Rédaction