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Pétition contre Levothyrox nouvelle formules, des milliers de malades en colèresAlors que la justice vient de condamné a Toulouse, l’association des malades de la thyroïde ont lancé il y a quatre jours une pétition « #levothyrox : Madame Buzin, nous exigeons des réponses ! », qui atteint a ce jours plus de 60 000 signatures. « Nous les patients, nous exigeons des réponses dans cette affaire qui nous dépasse » la présidente de l’association française des malades de la thyroïde, Chantal L’HOIR, exigeant des réponses de la part de la ministre de la Santé, alors que de son côté le laboratoire a annoncé l’importation de 200 000 boites. Si on parle ici d’un scandale sanitaire,

Des malades qui attendent des réponses…
Ils sont de plus en plus nombreux a exprimés chaque jour leurs colères, et cette nouvelle pétition en ligne confirme ce sentiment de mécontentement et malgré quelques promesses sur le retour rapide de l’ancienne formule du Levothyrox, celle-ci sont loin de correspondre a la demande. Des malades qui demandent dans une lettre au travers de cette pétition à la ministre de prendre conscience du risque que fait courir ce monopole du Laboratoire Merck, dont et « l’immense coût humain pour nous malade et un coût financier sans précédent pour la Caisse Nationale d'Assurance Maladie ».

Des malades qui pour bon nombre d’entre eux restent contraint a la nouvelle formule le L-Thyroxin Henning du laboratoire Sanofi, pour lequel il conviendra de déterminer avec précision les effets lors de la prise à nouveau de l’ancienne formule (laboratoire Merck).

Une nouvelle formule mise en place en Mars 2017, et « pour lequel cette situation et inacceptable » souligne Martine DELERM bien connue en tant qu’auteure de littérature jeunesse, fait partie de ces « malades de la thyroïde » Le Levothyrox est un médicament dosé au gramme près. « Personne ne nous a prévenus, ni l’État, ni par l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament. (ANSM), ni les laboratoires pharmaceutiques, qu’on allait nous vendre une nouvelle formule à la composition modifiée. On n’était pas conscients de prendre un nouveau médicament. Les médecins ne le savaient pas, les pharmaciens ne le savaient pas. Le seul moyen de voir que le médicament était nouveau, c’est à la couleur de la boîte de médicaments ! », s’indigne-t-elle.

Certains patients ont présenté des troubles plus ou moins importants : céphalées, troubles digestifs, maux d'estomac, vertiges, palpitations, bouffées de chaleur, variation de poids, fatigue intense, pertes de cheveux, trouble du sommeil, irritabilité, état dépressif, etc.

Des malades qui rappelle a la ministre connue pour sa proximité avec les laboratoires et que celle avait avait reconnue la réalité le 15 septembre les chiffres des "effets secondaires" des 15.000 cas déclarés en pharmacovigilance, on déplore 4 décès, 4 mises en jeu du pronostic vital, 102 hospitalisations avec prolongation, 22 invalidités et incapacités de travail, 3 anomalies congénitales d’enfants de mères sous levothyrox et 2.480 autres situations médicales graves. « Que dire 2 mois après ? De qui se moque-t-on ? Où est la démocratie sanitaire ? » s’interroge les auteurs de la pétition. Des réponses qui tardes a venir…

Huit pétitions qui ont mis en ligne…
Une mobilisation qui n’a eu de cesse de prendre de l’ampleur et dont compte parmi ces signataires celui de Slyvie ROBACHE une des premières à avoir alerté contre les conséquences de cette nouvelle formule et auteur d’une pétition lancée fin juin 2017 intitulé « Contre le nouveau Levothyrox dangereux pour les patients ! », ayant rassemblée plus de 310 181 signatures a ce jour. Mais aussi, de l’avocate, Christelle MATHIEU elle-même a l’origine d’une pétition intitulée « Pour un retour définitif de l'ancienne formule du médicament Levothyrox » et qui a réuni 7167 signatures a ce jour. Au final ce sont ainsi près de huit pétitions qui ont mis en ligne…

L’assemblée ouvre « une mission flash »…
Les députés membres de la Commission des Affaires sociales qui avait décidé le 6 octobre dernier de l’ouverture d’une mission « flash » pour lequel Jean-Pierre Door a procédé à une dizaine d’auditions : des associations de patients, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), le laboratoire Merck, les représentants des pharmaciens et ceux de l’industrie pharmaceutique ainsi que des experts en endocrinologie et en pharmacologie. L’association qui regrette pour la mission « il n’y a pas de crise sanitaire, mais une crise médiatique, autour de la nouvelle formule du Levothyrox ».

Une mission qui dans une conférence de presse le 31 octobre dernier précise que la mise au point de cette nouvelle formule a la demande de l’ANSM en 2012 avait pour objectif de garantir une meilleure stabilité du produit, n’est pas dangereuse en tant que telle pour la santé des patients : les troubles issus de sa prescription résultent en réalité des difficultés d’adaptation du dosage, propres à l’hormone concernée (lévothyroxine ou TSH). Des députés reconnaissant qu’au vu de cette situation il convient de « à s’interroger sur la pertinence de prescription du Lévothyrox et sur l’adaptation du système de pharmacovigilance aux nouveaux modes de vie et de communication en préconisant notamment une information plus directe des patients ».

Anny DUPEREY apporte son soutien…
L’actrice et comédienne très connue des Français a choisi de soutenir cette pétition, face a une situation qu’elle juge scandaleuse pour lequel les autorités n’ont aucun sentiment face a la souffrance des personnes contrainte a cette situation, ce soigner et a l’origine de nombreux effet secondaire ou de ne pas se soigner et prendre le risque d’aggraver la maladie. « L’enfumage des autorités de santé pour nier à tout prix, minimiser l’existence de ces effets secondaires terribles qui ne sont nullement transitoires et affectent des dizaines de milliers de personnes est inacceptable. »

Une obstination qui selon elle, « frise la stupidité… Comment ne se rendent-ils pas compte qu’en agissant ainsi, avec un tel mépris pour la réalité, ils discréditent leur rôle, la confiance des Français en la médecine en général ? Il y a pourtant une « inconnue scientifique » évoquée officiellement, qui provoquerait ces effets… » Avant de s’interroger pourquoi rien fait pour chercher à comprendre « Au lieu de prendre les gens pour des débiles, des malades imaginaires ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

Sources : AFMT / Assemblée National / Opinion.com

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